Ajd, on a parlé de ce texte au cours de psychologie.
L'histoire d'une famille, où TOUT LE MONDE VIOL TOUT LE MONDE (j'en avais déjà vaguement entendu parlé sans plus... enfin, ça ne m'avait pas énormément choqué,... jusqu'à aujourd'hui !)
Attention, âmes sensibles s'abstenir... Oui oui, il s'agit bien ici d'êtres humains, et pas d'animaux...
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A Toulouse, Gabriel, 15 ans, assure depuis des heures qu'il n'a rien à voir avec l'histoire dont on lui parle. Puis s'effondre. Son grand père l'a forcé, quand il avait 5 ans. Il violait son frère Rodolphe, aussi. Puis sa soeur, Manuella. Médusés, les gendarmes écoutent plus tard Manuella leur dire ne pas se souvenir des assauts de son papy, mais de ceux de son papa, qui l'a violée pendant 10 ans et depuis qu'elle en a 2.
" il m'a fallu aussi faire ça avec mes tantes, les concubins de mes tantes, mon oncle, mes frères et mes cousins ".
Rodolphe raconte à son tour comment le grand père avait violé devant lui son demi-frère et ses cousines. L'une d'elle, Andréa, n'avait que 3 mois quand le "vieux" la besognait déjà dans les toilettes de la ferme. " il y avait la vielle aussi, la grand mère qui se masturbait pendant qu'elle me forçait à des relations avec Gabriel ou Rodolphe ", explique Yaelle, la cousine de Manuella.
Deux mois après les avoeux de Gabriel, ils étaient neuf sous les verrous.
Les experts parlent de "transmission générationnelle de l'inceste ". C'est le grand père, 74 ans, agriculteur, qui a commencé à violer ses 4 enfants. Lesquels ont à leur tour violé les leurs dès 1986, puis les ont soumis au vieux, avant de les forcer de faire ça entre eux. Le papy avait une prédilection pour la cabane à lapins. C'est là qu'il sodomisait Rodolphe et Gabriel pendant qu'eux même étaient contraints de sodomiser les bêtes. Cela pouvait aussi se passer à table, pendant, ou après les repas, en grande réunion: les adultes faisaient d'abord l'amour entre eux, raconte ainsi Yaelle. Puis les femmes venaient rechercher les enfants dans l'arrière de la cuisine, les déshabillaient, et les amenaient aux grands. La grand mère n'hésitait pas à tenir les bras du demi frère de Gabriel, Sacha, pour que son époux puisse lui introduire un baton dans l'anus. Antoinette forçait ses propres fils à lui lécher le sexe. Pour son bébé de 8 mois, cependant, elle avait le soin de lui glisser des oreillers sous le dos quand le père de son concubin faisait pénétrer le bout de bois.
Tout se passe dans une ferme isolée au bout d'un chemin qui ne ressemble à rien. L'acool ou la "débilité mentale avérée" marquent quelques-uns, rélèvent les enquêteurs. La famille fonctionnait "comme une mafia", expliquent-il, encore abasourdis.
Gabriel souffre aujourd'hui d'avoir brisé ce secret. Manuella, elle a bien tout avoué, mais elle a bien indiqué aux gendarmes qu'elle ne voulait pas "qu'on fasse du mal à son papa" et se dit aujourd'hui prête à faire des bétises pour aller rejoindre ses parents en prison. Le cauchemard de la maison d'Allemans-du-Dropt est terminé. Celui de la dispersion en famille d'accueil et des angoisses, de la culpabilité vient de commencer.
(les prénoms des personnes ont été modifiés)
Lundi, 26 janvier 2004